Le Camino dos Faros atteint le port de Santa Mariña, où nous faisons une halte collective pour réfléchir à la difficulté de ce travail en mer, et surtout dans cette mer.
Malgré ces difficultés, les familles doivent pouvoir compter sur quelque chose, et dans cette région de la Costa da Morte, complètement isolée du reste du monde pendant des siècles, la pêche a souvent été la seule solution. En complément, il était d’usage de longer la côte après les grosses tempêtes pour récupérer ce que la mer avait rejeté.
Chaque petit recoin révèle une vie surprenante.
Nous approchons de l’embarcadère, niché entre la verdure de la forêt et les montagnes qui le protègent du vent du sud. Nous y apercevons les petits bateaux qui se reposent après le travail.
Depuis l’embarcadère, nous apercevons le village de Santa Mariña, perché sur la montagne, où se dressait déjà au Xe siècle le monastère bénédictin de Santa Mariña de Tosto. Comme beaucoup d’autres lieux de cette côte, il fut pillé à plusieurs reprises par les pirates et les Normands à cette époque. Détruit et reconstruit à plusieurs reprises, il ne reste aujourd’hui qu’une petite chapelle.
Nous quittons le port par les péages et prenons la déviation à droite en direction de la dune de Monte Branco.
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